Cabane en pierre sèche

Préambule : Cabanes en pierres sèches.

 

 

 Borie au sens de « cabane en pierre sèche » est une innovation de la langue touristique relative à la provence...

 

Article principal : Cabane en pierre sèche. (Wikipédia)

 

Extrait : « Le terme borie, dans la langue touristique relative à la Provence, désigne une cabane en pierre sèche qui servait de grange, d'écurie ou d'habitation saisonnière à un agriculteur du XIXe siècle dans une parcelle foraine (sur une autre commune) ou trop éloignée de sa ferme. […]

Les vestiges d'un habitat rural saisonnier ou temporaire en pierre sèche que leurs propriétaires villageois ou forains avaient appelés jusque là « cabanes » et « cabanons », se sont vu attribuer une appellation obsolète qui, en Provence, ne s'était appliquée qu'à l'habitation permanente et qui ne subsistait plus qu'à l'état de rares toponymes. Le terme a été repris par Pierre Desaulle dans les années 1960 avec son livre Les bories de Vaucluse, par Pierre Viala, créateur du « Village des Bories », dans les années 1970, et enfin par le Parc naturel régional du Luberon dans les années 1990 avec le livre Bories.

La vogue du mot a même gagné le Périgord dans les années 1970, non sans y entrer en conflit avec l'acception d' « exploitation rurale », de « ferme isolée », à laquelle il était cantonné jusque là dans cette région, et en concurrençant le terme vernaculaire chabano ou chebano [11].

 

Cabanes en pierres sèches du canton d'Excideuil.

 

 

A l’occasion des journées du patrimoine 2009, la commission « nature » de l’Office de Tourisme a organisé deux circuits pour découvrir les cabanes en pierres sèches XVIIIème s. et XIXème siècle de notre canton, riche de ses petites constructions. Les cabanes, on les découvre au hasard des chemins en sous-bois, ou cachées sous la mousse. Établies sur des terres agricoles, elles servaient d’abri temporaire pour les hommes et de remise pour les outils, fagots, piquets, etc. ou on s’y abritait de la pluie et en été elle dispensaient une fraîcheur ravigotante. Elles ont également servi d’abris pour les bêtes la nuit, de clapiers de poulaillers, de pigeonniers et d’habitation pour personnes très pauvres. Chez nous le nombre de ces cabanes pour la seule commune de Saint-Pantaly d’Excideuil est de cent-soixante-dix-huit, avec une variété d’architecture. Les hommes du passé ont presque toujours mené une vie très dure, mais ils aimaient le travail et y trouvaient une sorte de joie. Pour construire en pierre sèche, il faut de la patience, un bon coup d’œil, un bon tour de main et une bonne résistance physique car il faut extraire et charrier des pierres et des pierres, puis les trier, les classer, les essayer, les déplacer et les reposer. Un cabanon peut peser entre 30 et 50 tonnes. Nos cabanes ont une existence attachée à la vigne car leur construction est à mettre en rapport avec l’essor de la viticulture au XVIIIème s. où le vin constituait alors une part importante de l’économie agricole des causses périgourdins. Les vignobles sur ces terrains pauvres réclamaient un soin permanent et le sol du causse devait être épierré avant toute culture. Les pierres enlevées servirent donc à élever deux types d’édifices : les murailles pour délimiter les parcelles exploitées aménagées en terrasse sur des coteaux et les cabanes pour servir d’abri aux hommes et à leur matériel. Le style et la forme des cabanes sont directement liés à la nature du sol et c’est ce qui a laissé croire à une possible origine antique d’autant qu’elles n’ont souvent pas d’histoire. Leurs murs peuvent faire un mètre d’épaisseur et sont constitués de deux parements entre lesquels des pierres plus petites assurent le remplissage. Quant aux ouvertures elles se limitent souvent à une seule porte basse et le toit n’a pas de charpente. Chaque rangée de pierres est saillante intérieurement sur la précédente en encorbellement. La voûte ainsi constituée est doublée d’une couverture de pierres lauzes de calcaire épaisses de quelques centimètres.

 





*:.Obiwane