Jo Warfield
Jo Warfield
Happy birthday Jo.
Depuis que sa compagne Elisabeth est décédée fin de l’année 2005, les apparitions de Jo Warfield qui vivait avec elle au château de la Rivière à Saint-Sulpice d’Excideuil se font plus rares. Jo, pour les excideuillais qu’il côtoie régulièrement depuis qu’il a adopté le Périgord il y bientôt quarante ans est un personnage.
Joseph Wolff Warfield est né le 17 mars 1917, jour de la Saint-Patrick, à New York. Personnage affable, il s’est pris d’amitié avec quelques locaux. Il aime raconter les anecdotes de sa vie ou de sa carrière. Il est vrai qu’à 89 ans les souvenirs peuvent être nombreux. Ses histoires –vraies, souvent étayées de photographies– sont toujours racontées avec verve, passion et humour. Les « séquelles » de son inimitable accent américain font de Joe un homme éminemment sympathique et attachant. Qu’il vous raconte quelques-uns un de ses films ou l’histoire de la guerre au côté des français, que ce soit en Normandie ou en Afrique, on trouve toujours son humour. Il dit que le film « Le Tatoué », qu’il a tourné en Périgord, avec Louis de Funès en 1968, l’agace profondément parce que les gens doivent penser qu’il n’a tourné que ce film. Son rôle de marchand d’art américain attiré par un Modigliani tatoué dans le dos de Jean Gabin, est le plus populaire. Il aime aussi raconter sa participation au « Jour le plus long » au côté de John Wayne dont il soigne la jambe blessée. Il a côtoyé les Prévert, Sartre, Vian et bien d’autres. Il fait une carrière de second rôle au cinéma qui lui permettra d’avoir une filmographie française de plus de 70 films. Il enchaîne les tournages. On le voit dans «Fric-frac en Dentelles» en 1957 avec Pauline Carton et Darry Cowl, dans «Dynamite Jack» avec Fernandel où il joue un patron de Drugstore dans le western parodique de 1961, « la blonde de Pékin ” en 1966 avec Mireille Darc et dans «Du Rififi à Paname» toujours en 1966 avec Jean Gabin. Joe s’est essayé à la peinture, à l’écriture et à la chanson que ce soit pour Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco ou pour mettre en musique des textes de Boris Vian. Un jour Joe devait déposer chez Boris Vian une série de chansons qu’il avait écrites. Ce dernier l’avait prévenu : «si je ne suis pas là, dépose le tout chez mon voisin, je le mettrai au courant. » Joseph trouve porte close et comme prévu frappe à la porte à côté pour y déposer son travail.
La porte s’ouvre, le voisin, c’est Jacques Prévert : « C’est toi l’Américain qui aime la chanson française ? » Ces deux-là commencent alors une amitié de 25 ans, ils feront quinze chansons ensemble. Jo écrira également pour Georges Moustaki. Il narre avec humour son histoire de ventes de tableaux aux enchères, à Saint-Germain des Prés, pour payer quelques factures en retard. L’affiche conçue pour la vente, vente en nocturne pour que la saisie ne puisse être effectuée, mentionne « En attendant Godeau »… (du nom de l’huissier chargé de la vente.) En gros caractères il y est fait mention de peintres célèbres, Picasso, Modigliani, Corot, etc. alors qu’en tout petit, mais vraiment tout petit, il est indiqué la phrase qui « tue » : vus par Jo Warfield. Jo a toujours peur de répéter toujours la même histoire, d’être lassant. Il y a pourtant une phrase qu’il aime répéter à l’envi : «Je suis internationalement inconnu. » phrase prononcée à l’intention d’un riche américain qui trouvait ses tableaux trop chers et qui lui disait sur un ton sévère : « Mais, vous êtes inconnu. » Bon anniversaire Jo, et à l’année prochaine pour boire un demi et écouter une de tes merveilleuses histoire.
Crédit photo : J.J. Joudinaud
Happy birthday Jo.
Depuis que sa compagne Elisabeth est décédée fin de l’année 2005, les apparitions de Jo Warfield qui vivait avec elle au château de la Rivière à Saint-Sulpice d’Excideuil se font plus rares. Jo, pour les excideuillais qu’il côtoie régulièrement depuis qu’il a adopté le Périgord il y bientôt quarante ans est un personnage.
Joseph Wolff Warfield est né le 17 mars 1917, jour de la Saint-Patrick, à New York. Personnage affable, il s’est pris d’amitié avec quelques locaux. Il aime raconter les anecdotes de sa vie ou de sa carrière. Il est vrai qu’à 89 ans les souvenirs peuvent être nombreux. Ses histoires –vraies, souvent étayées de photographies– sont toujours racontées avec verve, passion et humour. Les « séquelles » de son inimitable accent américain font de Joe un homme éminemment sympathique et attachant. Qu’il vous raconte quelques-uns un de ses films ou l’histoire de la guerre au côté des français, que ce soit en Normandie ou en Afrique, on trouve toujours son humour. Il dit que le film « Le Tatoué », qu’il a tourné en Périgord, avec Louis de Funès en 1968, l’agace profondément parce que les gens doivent penser qu’il n’a tourné que ce film. Son rôle de marchand d’art américain attiré par un Modigliani tatoué dans le dos de Jean Gabin, est le plus populaire. Il aime aussi raconter sa participation au « Jour le plus long » au côté de John Wayne dont il soigne la jambe blessée. Il a côtoyé les Prévert, Sartre, Vian et bien d’autres. Il fait une carrière de second rôle au cinéma qui lui permettra d’avoir une filmographie française de plus de 70 films. Il enchaîne les tournages. On le voit dans «Fric-frac en Dentelles» en 1957 avec Pauline Carton et Darry Cowl, dans «Dynamite Jack» avec Fernandel où il joue un patron de Drugstore dans le western parodique de 1961, « la blonde de Pékin ” en 1966 avec Mireille Darc et dans «Du Rififi à Paname» toujours en 1966 avec Jean Gabin. Joe s’est essayé à la peinture, à l’écriture et à la chanson que ce soit pour Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco ou pour mettre en musique des textes de Boris Vian. Un jour Joe devait déposer chez Boris Vian une série de chansons qu’il avait écrites. Ce dernier l’avait prévenu : «si je ne suis pas là, dépose le tout chez mon voisin, je le mettrai au courant. » Joseph trouve porte close et comme prévu frappe à la porte à côté pour y déposer son travail.
La porte s’ouvre, le voisin, c’est Jacques Prévert : « C’est toi l’Américain qui aime la chanson française ? » Ces deux-là commencent alors une amitié de 25 ans, ils feront quinze chansons ensemble. Jo écrira également pour Georges Moustaki. Il narre avec humour son histoire de ventes de tableaux aux enchères, à Saint-Germain des Prés, pour payer quelques factures en retard. L’affiche conçue pour la vente, vente en nocturne pour que la saisie ne puisse être effectuée, mentionne « En attendant Godeau »… (du nom de l’huissier chargé de la vente.) En gros caractères il y est fait mention de peintres célèbres, Picasso, Modigliani, Corot, etc. alors qu’en tout petit, mais vraiment tout petit, il est indiqué la phrase qui « tue » : vus par Jo Warfield. Jo a toujours peur de répéter toujours la même histoire, d’être lassant. Il y a pourtant une phrase qu’il aime répéter à l’envi : «Je suis internationalement inconnu. » phrase prononcée à l’intention d’un riche américain qui trouvait ses tableaux trop chers et qui lui disait sur un ton sévère : « Mais, vous êtes inconnu. » Bon anniversaire Jo, et à l’année prochaine pour boire un demi et écouter une de tes merveilleuses histoire.
Crédit photo : J.J. Joudinaud