Un peu d’histoire…La commune de Saint Mesmin
Autrefois, Saint Mesmin fut une des communes ayant le droit de battre monnaie. On y fabriquait des soldes, demi-soldes, et deniers (sauf les écus royaux).
C’est le 26 février 1790 que la province du Périgord devint un département. Elle fut baptisée « Dordogne », du nom du plus important des cours d’eau qui la traversent.
Pendant la Révolution, entre 1790 et 1795, les noms de beaucoup de villages avaient été changés. Ainsi, Saint Mesmin était-il devenu « Mont Memin » (dans beaucoup d’écrits d’avant la Révolution, nous ne trouvons pas de « s » dans Mesmin).
Avant 1789, la paroisse de Saint Mesmin dépendait du Diocèse et de la circonscription de Limoges. Jusqu’en 1793, elle appartenait au département de la Corrèze, district d’Uzerche, mais les habitants avaient demandé à être rattachés à celui d’Excideuil.
Au lendemain de la Révolution, le 23 août 1793, un décret de la Convention Nationale modifiait la configuration des districts. Saint Mesmin fut rattaché au canton de Payzac, devenu à la même date chef-lieu de canton, pour être ensuite rattaché au canton d’Excideuil. Saint Mesmin fait maintenant partie des 557 communes de la Dordogne.
La vocation de Saint Mesmin n’a pas toujours été exclusivement rurale. Elle a longtemps été liée à celle des forges, au moment où la sidérurgie était florissante dans la région. En 1811, on comptait deux fabriques d’huile de noix, une papeterie, et une tuilerie-briqueterie.
On fabriqua en 1794 des boulets de canon pour la République, dans une forge située au bord de l’actuel étang des Forges. La forge a cessé d’exister vers 1800, et fut remplacée par un four à chaux. Leurs ruines ont été dispersées par l’effondrement, vers 1927, de la chaussée. Les pierres ont servi pour la construction des quelques fermes des environs. Seul subsiste un morceau d’une pile du pont ayant servi à l’alimentation du four à chaux. Cet établissement fut la propriété de la famille Combescot jusqu’en 1851. La restauration du petit pont enjambant l’écluse de l’étang, abîmé lors de la tempête de 1999, vient de se terminer.
Après le four à chaux, sur le bord de l’étang des Forges, une conserverie de champignons de Pompadour y installa une petite succursale où les habitants du village venaient porter leurs nombreuses cueillettes, et où les femmes venaient dans la soirée, après leur travail, pour aider à nettoyer les champignons.
Plusieurs membres de la famille Combescot ont occupé les fonctions de maires de Saint Mesmin. L’un d’eux soutint auprès du département le projet de rattachement d’une partie de Savignac-Lédrier à Saint Mesmin, l’autre partie devant être rattachée à Payzac. La Révolution de 1830 empêcha le décret préfectoral d’aboutir.
Aujourd’hui, l'économie de Saint Mesmin et de sa région est largement consacrée à l'activité agricole, et notamment à l'élevage bovin. Ont y trouve également 50 hectares de vergers à pommes.
Les habitants de Saint Mesmin travaillaient pour la plupart pour les exploitations de la famille Lamberterie, au château de Brussy. D’autres débitaient du bois pour les hauts fourneaux de la forge de Savignac Lédrier, pour les papeteries de Vaux à Payzac ou pour celles de Condat, et beaucoup étaient charbonniers. On retrouve d’ailleurs les traces des anciennes charbonnières en se promenant dans les bois de Saint Mesmin.
L’ancien presbytère, datant du 17ème siècle, fut pendant plusieurs années l’atelier de menuiserie de M. Lasternas, ancien maire de Saint Mesmin. Il a été transformé depuis sa retraite pour devenir le Relais Nature, accueillant les groupes intéressés par la pratique d’activités sportives ou la découverte de la nature (cf. rubrique « Gîtes »). Vous y verrez dans la cour un « travail », outil qui servait autrefois à ferrer les bœufs.
Il y eut deux écoles à Saint Mesmin. L’une, construite après la donation du terrain par le propriétaire du château de Brussy, fut ouverte en 1908 et fermée en 1976. L’instituteur, M. Malavaux, après y avoir enseigné durant de nombreuses années, a acheté son école, pour y vivre avec son épouse. La seconde école fut fermée vers 1980. Alors qu’elles accueillerent jusqu’à 120 enfants, il ne restait en 1980 que 9 élèves… Cette dernière devint en 1995 la mairie et le bureau de Poste.
Il y eut deux sabotiers sur la place du village, et jusqu’à quatre cafés à Saint Mesmin. Le dernier, chez Dany Peyramaure, a fermé en 2002. Le bureau de Poste qui était à l’origine sur la place du village, fut d’abord transféré dans l’actuelle salle de réunion, puis dans la nouvelle mairie, pour être définitivement fermé quelques années plus tard.
Le dernier commerce de Saint Mesmin, le forgeron, mécanicien qui vient de prendre sa retraite, n’est pas remplacé.
C’est pour essayer de faire revivre et rassembler les habitants de ce beau village, que fut créée en mars 2001 l’association Auvézère Animation. Sa raison d’être est de favoriser les rencontres, et elle organise plusieurs fois dans l’année des animations, concours de pêche, de belote, loto ou randonnée. Sur l’initiative de son président, les « Journées des Vieux métiers » ont été organisées en juillet 2004, 2006, 2007, avec toujours un vif succès.Prochaine édition en juillet 2008… (cf. rubrique « Agenda »).
Au programme de ces journées, de nombreux exposants, composés pour la plupart d’anciens ouvriers ou artisans de Saint Mesmin et des communes environnantes. Les visiteurs peuvent ainsi retrouver les activités d’autrefois… (Rendez-vous sur le blog de la commune pour un descriptif et des photos de ces journées).
Visite de la commune de Saint Mesmin





